Pour les maladroits optimistes !

Proverbes berbères :                    clair-de-lune.jpg                                                                                

     Vise toujours la lune, même si tu la rates, tu atterriras parmi les étoiles.

Pour ceux qui n'auraient pas regardé assez haut :                         oui-mais-une-belle-lampe-3.jpg

     Si tu ne peux pas être une étoile au firmament, sois une lampe chez toi !

______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Comment aurais-je le temps ...
 

Comment aurais-je le temps d'écouter mon coeurmegdez (haut-atlas)
Qui voudrait me parler de celui que j'aime,
De celui qui ne sait pas que je l'aime tant... 
Idder n'a pas vingt ans et je les ai à peine.
Je n'ai pas un seul soir pour lui ouvrir mon coeur.
Le travail sans arrêt occupe tous mes jours.
Comment aurais-je le temps de songer à l'amour ? 
Il y a le grain à moudre et les vaches à traire,
La cruche à la source et le feu des repas.
La journée est trop courte pour la besogne à faire.
Il y a l'herbe aux champs et le bois en forêt,
Le pain à cuire et le linge à la rivière.
Et morte de fatigue, je m'écroule le soir...
L'aurore est loin encore lorsque je me lève
Et la nuit faite depuis longtemps quand je m'endors...
Quand aurais-je le temps de songer à l'amour ?

Extrait du livre  "les chants de la Tessaout" de Mirida n'Aït Attik, poétesse berbère Amazighe de tradition orale, originaire de Megdez, village de la vallée de la Tessaout. Ces poèmes ont été recueillis vers 1927 et traduits du dialecte Tachelhaït par un instituteur français et édités à Casablanca en 1986.  

 

blog

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×